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Réinnervation des muscles amputés

Pour commencer, il faut rappeler que c'est notre cerveau qui est à l'origine des mouvements de notre corps.
En effet, il envoie des signaux électriques aux nerfs qui les transmettent aux muscles.
Chez les personnes amputées, cette liaison n'existe plus et c'est ce que les scientifiques ont tenté de rétablir grâce à l'invention du bras bionique.
 
Les signaux nerveux sont captés par une puce située dans la prothèse grâce à la transplantation de nerfs dans la poitrine d'un patient.
Les moteurs du bras bionique sont donc commandés par des signaux myoélectriques envoyés par le cerveau aux muscles réinnervés à proximité du membre amputé.
 
En fait, même si un membre est absent, le cerveau n'oublie pas ce qu'il pouvait effectuer. Il s'agit du principe de "mémoire de procédure".
 
L'implantation d'un bras bionique recourt à la technique de réinnervation musculaire ciblée, ou TMR (Targeted Muscle Reinnervation), qui capte les impulsions myoélectriques, traduisant l'intention de mouvement du patient.
Le Dr Kuiken a déclaré que lors d'une opération, les chirurgiens utilisent les nerfs restants dans le membre amputé et utilisent les muscles comme amplificateur biologique, c'est-à-dire qu'ils s'en servent pour dérouter les informations nerveuses afin qu'elles puissent être captées par le bras bionique.
 
Afin de pouvoir restaurer la mobilité du membre, les prothèses bioniques doivent exercer un contrôle cognitif sur les fonctions motrices restantes.
Cette condition dépend de l'état du patient.
En effet, s'il possède des liaisons nerveuses en bon état sur sa zone amputée, il peut apprendre à contrôler les mouvements du bras bionique.
En revanche, une opération chirurgicale est nécessaire si les liaisons nerveuses sont trop abîmées : c'est la TMR. Cette opération permet de détourner les nerfs moteurs du moignon vers d'autres muscles. Ainsi, dans le cas de l'implantation d'un bras bionique, les nerfs du moignon sont connectés aux nerfs moteurs des muscles thoraciques.
 
Grâce à la TMR, lorsque le patient décidera de bouger sa prothèse, la commande motrice, émise par le cerveau et véhiculée par les nerfs du moignon déroutés, provoquera la contraction musculaire de la zone pectorale réinnervée.
 
 
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